Les vendanges sont rentrées dans les chais. Les riverains des parcelles en conventionnel apprécient l’air enfin libéré des vapeurs toxiques. Mais le business des produits phytosanitaires ne s’arrête pas là.

 Le travail de vinification qui, lui aussi, se faisait sans produit ou presque autrefois, utilise aujourd’hui bon nombre d’intrants associés à des pratiques très diverses : flash pasteurisation, osmose, fermentations par levures exogènes. Dans l’image ci-dessus empruntée au site https://alarencontredesvinsnaturels.fr on voit ceux qui sont autorisés par les différents types de viticulture : tannins, levures et autres poudres de perlimpinpin.
Certes, tous ces intrants entrent dans la catégorie additifs alimentaires mais un certain nombre sont limités par une dose maximale à respecter. Personne ne peut savoir s’il a « dépassé » la dose puisque, contrairement à tous les autres aliments élaborés, le vin n’a pas l’obligation d’afficher sa composition.  Si les vins conventionnels étaient contraints de préciser tous ces intrants, auxquels il faudrait ajouter les résidus de pesticides, l’étiquette ferait la longueur de la bouteille !